Farming Simulator 2015

Publié le par Eluinda

Farming Simulator 2015

Farming Simulator 2015

C’est un jeu de gestion créé par la société suisse GIANTS Software (établie à Zurich, qui est spécialisée dans ce type de jeu), et édité par Focus Home Interactive (à qui on doit aussi l’édition entre autres des séries Blood Bowl, Runaway, Cities XXL, Trackmania et la réédition d’Another World).
En ce qui concerne GIANTS Software, ni Wikipedia, ni le site officiel du studio ne sont très parlants. On apprend juste (sur Steam) qu’avant la version 2013, GIANTS était aussi bien développeur qu’éditeur de la franchise. Autres titres de la compagnie, Ski Region Simulator 2012 (qui vous permet de gérer des stations de ski) et Demolition Company (qui vous permet de gérer une société de démolition).

Et c’est là que tout commence :


Sur la page d’accueil de Farming Simulator 2015, on trouve divers modes :

  • Carrière. 
  • Multijoueur. 
  • Didacticiels. 
  • Succès. 
  • Options. 
  • Crédits.

Pas de quoi crever un pneu à un tracteur. Que du très classique, mais il a le mérite d’offrir un mode multijoueur, contrairement à Euro Truck Simulator 2 (qui n’est pas du même éditeur, ni du même studio, malgré la mention Simulator).


Il aussi bon de noter que le jeu bénéficie d’extensions :

  • New Holland loader pack, gratuit (juste une chargeuse et une chargeuse télescopique).  New Holland pack (une ensileuse et 4 accessoires) 
  • JCB (2 tracteurs, une chargeuse, une chargeuse télescopique, une mini chargeuse, et cinq accessoires). 
  • ITRunner (une remorque à bras de levage avec ses 7 bennes). 
  • Et l’Official Expansion Gold, qui rajoute 20 nouveaux véhicules et un environnement Europe de l’Est (et en plus, on vous offre la moissonneuse batteuse NIVA).

Autant le dire tout de suite, l’environnement Europe de l’Est mis à part, tout le reste fait un peu gadget, et n’est pas nécessaire pour jouer au jeu.


Parlons un peu du mode Carrière :


 Une fois le mode choisi, nous avons 3 trois niveaux de difficulté (facile, normal ou difficile), qui vont de l’orgie de pognon dans vos poches (facile) à la misère la plus totale au démarrage (difficile). Le jeu vous conseille de jouer en normal par défaut.
Après deux parties échouées en mode difficile, au vu de la difficulté que j’ai eu à rembourser mes dettes de départ, je ne saurais trop vous conseiller de rester en mode normal !
 Optons pour Normal, et passons à la suite. 3 environnements différents nous sont proposés : Europe Scandinave, Etats-Unis d’Amérique, et donc Europe de l’Est (pour l’expansion Gold).
Tous les environnements se valent, sauf que, si vous voulez être un peu pris en main, indépendamment des didacticiels, il vous faudra choisir l’Europe Scandinave (pas de visite guidée pour les Etats-Unis d’Amérique et pour l’Europe de l’Est).
Au début, vous avez un entrepôt, deux champs, une zone de chargement, une moissonneuse batteuse, un nombre variable de tracteurs (et une série de poids), une charrue, une machine pour ensemencer, une citerne d’engrais, une pompe à essence, une benne et une barre de coupe.
Et petit cadeau, un de vos champs est déjà prêt à récolter.


Comment ça se passe en jeu ?


Le but du jeu est de faire prospérer votre exploitation agricole en partant des éléments de départ cités plus haut.
 Déjà, il y a une banque dans le jeu (quel que soit le niveau de difficulté de la partie, vous débutez en étant endetté). En mode normal, la dette est de 100 000 euros.

 Donc vendre vos récoltes est primordial pour commencer à redresser la barre de vos finances. Et justement, on ne vend pas tout et n’importe quoi à n’importe qui (certaines ressources ne se vendent pas forcément à une boulangerie).

 Le jeu se déroule dans un environnement ouvert que vous visitez en temps réel (à la première personne quand vous êtes à pied, à la troisième à bord d’un véhicule).

 Et tant qu’à y être, parlons du moteur graphique : il n’est pas révolutionnaire, mais il fait le boulot. Pour être honnête, ma préférence va à l’environnement Europe de l’est, qui est plus joli que les autres (plus récent aussi), et qui est mieux agencé (je trouve que cultiver y est plus facile).

 Comme dans la plupart des jeux de gestion d’entreprise, vous pouvez embaucher des ouvriers à la volée (sauf pour faire l’ensilage, que vous devez faire vous-même). Ce qui présente un intérêt si vous n’avez pas désactivé la fanaison dans les options (sinon, vous risquez de perdre vos récoltes, si vous devez parcourir des kilomètres entre deux champs).

 Les endroits de livraison de la marchandise sont multiples : BIOGAZ (pour l’ensilage), buffet (blé, orge, colza, maïs…), chaufferie (copeaux de bois), entrepôt, gare, moulin à farine et restaurant.  Par moments, vous avez des alertes sur la carte afin de savoir quels produits sont les plus recherchés (ce qui vous permet de faire de très bons bénéfices). Par contre, ces événements sont chronométrés et vous devez vous y consacrer sans perdre de temps.

 Parlons boutique : dans le jeu, vous avez un magasin de ventes de matériel agricole (nouveaux tracteurs, voitures, accessoires, bestiaux…). Pas d’amélioration de votre équipement actuel, mais un assez bon contenu en termes de nouveaux engins toujours plus puissants. Il y a aussi une jardinerie, qui permet d’acheter des plants pour de nouveaux arbres (n’oublions pas l’aspect sylviculture).  Parlons sylviculture : soit vous pouvez planter vos arbres manuellement, soit vous jouez au point’n click, en plaçant rapidement les arbres tout faits sur la carte.

 Il est aussi possible d’acheter de nouveaux champs afin d’étendre votre exploitation, et autant dire que cela finit par faire une étendue gigantesque !

 Et pour finir, il y a des missions (par exemple livrer des palettes de pizza ou du lait). Ces missions ont pour intérêt de rapporter facilement de l’argent, à un détail près : vous n’avez pas forcément l’équipement recommandé, même pour les plus simples. Et donc, les joueurs débutants n’y trouveront pas d’autre intérêt que de varier les activités dans le jeu.

 Parlons vite fait d’un autre aspect, qui n’intervient que tard dans la partie : l’élevage. Il rajoute un certain nombre d’activités et de produits à revendre.


Les points noirs :

  • Pas de bande-son : tout se passe par les bruits de l’environnement ou les sons de vos engins. Il aurait été bien que les développeurs rajoutent des pistes de radio, à défaut d’une véritable musique dédiée (comme dans Euro Truck Simulator 2), afin de rajouter de la vie au titre. 
  • Quelques bugs frustrants dans la coupe du bois (où vous avez parfois l’impression de jouer à la pince à grappin dans une fête foraine, tellement c’est peu précis). 
  • Le jeu est répétitif, même si c’est le but premier de ce type de jeu. 
  • À part des voitures et quelques piétons quand vous allez à la banque, l’environnement est relativement vide de toute vie. 
  • L’ouvrier ne sert que dans les champs : à vous de déplacer vos engins d’un champ à l’autre ou d’aller faire vos livraisons.

Les points positifs :

  • Le jeu est extrêmement varié, et ne se limite pas à la conduite d’engins. Par exemple, le bûcheron va acheter sa tronçonneuse et part débiter des troncs (au début, du moins). 
  • L’aspect multijoueur (jusqu’à 4, en local ou en serveur privé et persistant) efface un tantinet les problèmes liés aux restrictions des ouvriers, puisque tous les joueurs peuvent effectuer toutes les actions. 
  • La conduite d’engins est agréable et réactive (même si le jeu avec le volant officiel donnerait sans doute encore plus de réalisme à la simulation). 
  • Le jeu est détendant : on n’y retrouve pas le stress de la plupart des autres jeux et simulations (et on peut utiliser des astuces, comme les ouvriers, pour accomplir les actions les plus pénibles et répétitives).

Bilan :

Il est bon, mais peut mieux faire !
S’il est évident que je recommande ce jeu aux fans de gestion d’entreprises, parce qu’il est assez poussé dans tous les éléments évoqués plus haut, sans jamais donner dans l’excès (par exemple, la variété des champs est suffisante, sans pour être encyclopédique), je mets en garde les acheteurs curieux qui pourraient être rebutés par son aspect répétitif (en gros, on plante, on récolte, on vend, on engrange des sous, en boucle).
Mais il faut être conscient que dans tout jeu où on cherche à faire prospérer une entreprise, les limites sont celle des activités de cette entreprise.
Les joueurs qui recherchent un aspect graphique exceptionnel risquent d’être déçus par l’aspect parfois sommaire de l’environnement pour les ordinateurs les plus modestes. De plus, l’accent a clairement été mis sur les modèles des engins, plus que sur les paysages.
Les animations sont bonnes, et l’interactivité avec les éléments est assez poussée.
Petit bémol pour la bande-son qui aurait mérité d’exister, parce qu’au bout d’un moment, le bruit des moteurs finit par faire bourdonner les oreilles, et vous aurez tendance à baisser le volume. Ce qui vous laisse avec un grand silence…
Autre bémol pour les ouvriers qui devraient pouvoir accomplir bien plus d’actions que ce à quoi ils sont limités.
Donc, pour les volontaires et amateurs, laissez-lui sa chance, en étant conscients qu’il a des points perfectibles. Sans doute, dans une prochaine extension, ou une prochaine version.

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